L'Infolettre

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L'Infolettre FD

Cyberbulletin sporadique et graphico-musical
n°2 mars 2018

Edito

Malheureux instrumentistes qui vous échinez depuis tant d'années à travailler ces traits difficiles, misérables chefs qui vous êtes crevé les yeux à étudier toutes ces œuvres, pauvres jazzmen qui courez le cachet de club enfumé en club enfumé, écervelés qui étudiez les règles de la fugue et du contrepoint, profs vaniteux qui prétendez jour après jour transmettre le goût musical à vos élèves, compositeurs hautains qui rêvez de reconnaissance, pitoyables chanteurs lyriques et tristes divas du swing qui visez l'expression juste, et vous, musiciens traditionnels passionnés de culture locale, vous n'avez donc rien compris.
Ni de près ni de loin vous n'avez fait de "la musique", jamais encore vous n'avez seulement intégré le monde de "la musique", vous ne comptez pas, vous n'existez pas.

Car "la musique", celle que l'on célèbre chaque année, "la musique", la seule, la vraie, la victorieuse quoi, celle que l'on entend partout, l'unique que connaissent et reconnaissent ces millions de jeunes gorgés de media, c'est celle-là, celle qui fait commerce, celle qui bouge et fait danser, celle qu'on aime. Y en a-t-il seulement une autre ?

Au-delà de la récente polémique sur la "victoire" attribuée à ce rappeur dont les tombereaux d'ordures déversés dans certains textes feraient vomir un bataillon de légionnaires - merci à Gilles Herbillon d'avoir diffusé son coup de gueule - c'est bien cette réduction de "la musique" à la seule sphère de la pop-culture la plus commerciale qui est insupportable, relayée depuis trois décennies par les media français. Amis musiciens qui ne vous reconnaissez pas dans le grand barnum-business du star system, soyez raisonnables, veuillez rester sagement en dehors de "la musique" et contentez-vous donc de votre petit ghetto des "victoires du jazz" ou du "classique".

FD

Les focus du moment

Le focus musique

Le concerto pour trompette et orchestre n°3 Op. 20b

Si les deux premiers Opus ont été pensés "à la manière de" (styles classique et romantique), le troisième est plus personnel (comme son petit frère n°4 aux deux-tiers achevé). C'est aussi le seul à l'heure actuelle qui ait eu la chance d'être créé lors d'une soirée "Hommage à Maurice André", dans le cadre du Festival des Grandes Heures de Cluny en 2014. Cette prestigieuse soirée regroupait par ailleurs trois grands noms de la trompette internationale : Guy TOUVRON, Thierry CAENS et Sergei NAKARIAKOV. Dirigé par Eric Geneste, l'orchestre symphonique de Mâcon a accompagné Guy TOUVRON dans cette aventure. Merci à eux, encore et toujours.

Composé en 2013, si le troisième concerto pour trompette répond bien aux canons classiques de la forme, sa vigueur rythmique et ses couleurs harmoniques le rattachent sans nul doute au monde contemporain. D'une écriture tour à tour dense et tourmentée, onirique ou épique, son caractère propre ne peut renier des réminiscences impressionnistes ou l'influence des expressions musicales noires américaines.

(animation You tube ici).
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Univers gouttes - 1200 (1)

Le focus photo

Univers oléagineux.

Un plat de pyrex, de l'eau, de l'huile, quelques papiers de couleur en fond, un objectif macro, un flash et vous voilà parti au fin fond d'une lointaine galaxie, au milieu d'astres étranges peuplant un univers déroutant.

Actualité

A l'intention des nombreux jazzmen niçois, je signale la récente version révisée et numérisée de l'arrangement swing "Nice the nice" (l'hymne niçois Nissa la bella), pour Big Band, en téléchargement libre.
E Viva !
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Attention...
3, 4, c'est à vous !
La photo - NikonNB
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